fin de journée

Ciao la haute-vienne, retour en Creuse. On passe des hollandaises aux limousines, du noir et blanc sous ombres franches au roux trottinant dos au soleil couchant.

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vieille vache, veau nouveau

– Pourquoi elle est à part, celle-là, elle n’a pas encore vêlé ?
– Ouhla, celle là elle est vieille vieille, elle fera plus de veau…

Plus de traite non plus, donc. J’ai une pensée émue pour le faux-filet de ce midi.

 

Les veaux nouveaux ne sont pas encore bouclés (ni numérotés, donc, mais ça ne saurait tarder).

– On ne vous force pas encore à leur mettre des puces électroniques ?
– Pas encore, mais ça viendra… ils en feront même pour les paysans, ça sera encore plus simple, pas vrai ?

Traits beaux des autres

Les traits, les beaux traits m’attirent.

L’autre jour, j’en ai acheté environ 8000. Des traits dessinés par Doune Tissot, qui les compte en les faisant (« Si l’on est distrait pendant le dessin et qu’il faut recompter, c’est l’enfer »), les entrelace et les trace avec application – ils ne se chevauchent jamais (« Il y a un moment de la journée pour ça. Souvent en fin d’après-midi, cela dépend de chacun. Vous dessinez aussi ? »).

Ses dessins de traits me parlent et m’en évoquent beaucoup d’autres.

Ceux de Robert Vigneau, mon tonton poète, me tombent dessus par hasard (de son blog, qu’il a fourni)


enlacés et toujours empreints de mythologies personnelles

Je pense aussi à Benoît Jacques, et je remets la main sur Le jardin du trait

Je me souviens du choc de cette lecture muette et liée par des coqs à l’âne graphiques. Découverte fortuite et marquante, dans une petite galerie du bas des lices à Rennes (en 2000? 2001?) qui exposait ses travaux et ses livres auto-édités.


Le jardin du trait est hélas épuisé, mais benoît jacques a fait bien d’autres beaux livres depuis.
Et celui-ci reste un des choyés de ma bibliothèque, avec ceux de Nylso.

Car bien sûr face à de beaux traits je pense à ceux de Nylso
encadré bien haut (je ne me lasse pas de cet horizon de hachures)

et suivi au quotidien
(en ce moment ses hachures vivent à cache cache avec ses animaux dialectiques)


et des hachures miniatures aux gigantesques arabesques de pinceau, il n’y a qu’un pas qui me mène chez Isabelle Rousseau

Tout cela est bien beau, c’est pour ça que je les cite (et donc ces citations graphiques ne sauraient être sous la même licence cc-by-nc-nd que mes dessins).

 

et je finis en savourant les traits qui s’inscrivent souvent dans les images filmées de Seamus Murphy qui signe 12 très(trop?) beaux courts-métrages pour l’album de PJ Harvey, Let england shake.

pourri d’ici et d’ailleurs

Le pourri d’ici, c’est prosaïque, c’est le compost habituel, que je contemple en réfléchissant aux fonctionnements collectifs et leurs risques de moisi quand l’équipe s’épuise et surtout s’amenuise (pas si pourri si on réagit, donc. On a décidé de s’y mettre, donc. ça fait qu’il faut s’y mettre, maintenant. ça fait donc du bien d’y réfléchir en dessinant du compost pas encore pourri).

Le pourri d’ailleurs, il y en a pas mal, mais je constate que les québecois en prennent pour leur grade depuis quelques temps, avec leur gouvernement qui a augmenté de 75% les droits de scolarité. Et qui vote désormais une loi spéciale (la loi 78) qui restreint la liberté de manifester (en faisant un truc un poil plus coercitif que ce à quoi on a droit ici, mais finalement assez proche). Et qui dans la foulée, emprisonne des centaines de manifestants hier.


(dessin de la couv de leur 2ème fanzine)

Bref les québecois l’ont vraiment mauvaise, je les comprend, et ils réagissent, ce qui est un bon réflexe anti-pourri. Et les auteurs de BD se donnent la peine d’expliquer ludiquement ce qui se passe, donc ça vaut la peine d’aller y voir.

(dessin de la couv de leur premier fanzine)

c’est là : http://hausse.aencre.org/

et là : http://aencre.org/blog/2012/depasser-la-ligne

et il y a aussi Julie Delporte qui tient son journal sur place.

la TVA, le livre, etc

100nuits, c’est fini, et 100jours aussi ! Les sites restent en ligne, mais fini les nouveautés quotidiennes.

ça va nous manquer, beaucoup plus que le président sorti.

J’ai donc fini de raconter mes râleries et autres considérations politiques sur la TVA du livre et le sens de son travail.

Au début, dans mon dernier post de 100nuits, les 12 dernières pages, mal numérotées par mes soins négligents, avaient été publiées dans le désordre sur 100nuits
Histoire de rattraper le coup, j’ai fait un pdf qui reprend cette histoire depuis le début : il pèse 10Mo (hé, 40 pages, tout de même) et il est là : https://toujoursca.files.wordpress.com/2012/05/livretvaweb.pdf

Et, grâce à l’ipade de mon papa (cf plus bas) j’ai pu constater que Macintosh ne gère pas l’affichage des niveaux de gris en pdf dans son logiciel ebooks… donc revoilà un fichier tout couleur (même le N&B) pour les malheureux utilisateurs d’apple : https://toujoursca.files.wordpress.com/2012/05/livre_tvamac.pdf

Et depuis l’équipe technique de 100nuits a remis les pages dans le bon ordre (mais il n’y a pas de téléchargement de pdf sur 100nuits, alors je le laisse ici, si ces 40 pages peuvent remplir quelques liseuses électroniques, ce sera parfait aussi).