préjugés cullinaires 2

En Amérique, tout est plus grand (qu’en Europe, enfin, qu’en France).

Les voitures, oui. Les caravanes, oui. Les moules, oui. Les frites, oui.

Mais avouons : la portion de 42 moules et 5 frites doit être l’équivalent en masse et en calories de notre petite centaine de moules bretonnes et leur double de petites frites.

En tous cas, pour la portion de l’Auberge des Caps, à Carleton sur mer, qui sert par ailleurs un menu copieux et des crevettes au pesto et à l’aïl en entrée, bien meilleures que les traditionnels escargots (et guère plus grosses).

préjugés cullinaires 1

C’est fou le nombre de gens qui demandent « Alors, la poutine? » lorsque l’ont dit que l’on rentre du Québec.
Puis qui admettent « oui, bon, c’est pas un vrai plat traditionnel », ce qui nous a été confirmé par un Québecois pur jus. La poutine est une invention récente de plat typique pour touriste, travailleurs et étudiants.
Ce qui fait du monde, finalement, même si un touriste peut être également travailleur, et souvent étudiant (cf les PVT). Donc la poutine est répandue.

La poutine est un genre de fondu creusois (en plus léger : les québecois n’ajoutent pas de crème ni d’oeuf au fromage, ils le versent frais sur les frites) additionné de quelques jets de sauce barbecue.

C’est ce que vérifia Bob non loin du vieux Port, dans un fast food un peu au dessus de la moyenne. Et je constatai qu’une poutine se dessine moins aisément qu’un bon vieux burger aux green peas (nappé de la même sauce à poutine marron, avec son coleslaw car c’était un faste fou un peu plus chic qu’un fast-food).

L’aspect étonnant de leurs frites rend le croquis trop ardu pour moi (il faut les imaginer noyées sous du fromage fondu, et nappées de sauce marron; mais ça reste mangeable, et même assez croquant).

face à notre table, une partie des détritus du restau attendait le passage du camion.

80 litres d’huile pour un carton de salade. Un pourcentage assez révélateur.

Un bout de littoral, la nostalgie du touriste

Le littoral de fleuve-mer, ici à Sainte Anne des monts, nous manque déjà.

A Montréal, il y avait aussi les étangs des parcs, comme au parc Lafontaine, très fréquenté pendant la canicule.

Les bassins parisiens font grise mine à côté, il manque cette foule à carrés rouges qui festoie gentiment.
Heureusement qu’on rejoint bientôt les littoraux limousins. Un peu comme le Québec, en plus tassé.