pas d’écailles : des plumes

Au marché d’Eymoutiers, il n’y a pas de poissonniers. La mer est trop loin, il faut croire.
N’empêche que ce samedi-là (il y a une semaine), j’y ai vu des animaux vivants, et ça, c’est pas tous les jours.

De magnifiques poules en cage, à réveiller des envies d’oeufs frais chez une banlieusarde. Je me retins de les acheter, pas de les croquer.

Et notamment un coq gris tacheté à belle allure. « Il est un peu jeune, là, mais l’an prochain, il fera les concours! »
– Ah, il n’est pas à vendre, celui-là, alors ?
– Aaaah, non. On le met là pour faire beau, pour attirer.
– c’est une race spéciale ?
– Les comme ça, on les appelle « coqs de pêche ». Mais ça veut pas dire qu’ils mangent du poisson ! C’est à cause de leurs plumes, les pêcheurs les utilisent pour faire des mouches. Enfin, vous savez, les leurres, pour la pêche à la truite.

Pour compléter la présentation de son père (enfin je suppose), le jeune homme proposa de sortir le coq de pêche de la cage à poules.

Et nous continuâmes la discussion sur les plumes à encre, lui aussi étant dessinateur (mais plutôt de dragons) au stylo encre.

Ce samedi-là, j’ai aussi appris un mot de patois : pendouillou.
C’est le terme qui désigne les barbillons.
Les coqs de pêche ont en général de beaux pendouillous.

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