orangés automnaux

potimarron

Imagier à suivre en camaïeu de saison, et qui rime en « on ».

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10 ans de séchage

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Premières gelées dans le champ d’à côté. Le soleil du matin commence à recolorer le champ, et bientôt re-sèchera l’antique tas de bois qu’on a bien entamé à la scie à bûches.

Acquis avec le champ, les quelques cordes n’avaient pas bougé depuis plus de dix ans : il reste du chêne lourd au milieu de tas d’humus, on le recoupe en 40. Le poêle fume deux fois plus, mais ça chauffe.

bûches au mètre

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Pas beaucoup de livraisons de bois cette année : les voisins ont amené les premières cordes issues des sessions bûcheronnage . Devant la boîte aux lettres d’Isabelle (et son chien de plâtre grêlé), c’était entassé en 1 mètre ; le tas fut déplacé vers la bûcherie après une coupe centrale. Il y a du chêne, du hêtre, et je ne sais quoi. Certains morceaux, plus légers, demandent moins d’efforts à la manutention, mais justifiaient-ils qu’on les manipule, s’ils brûlent trop vite ? On espère qu’il y en aura assez pour l’hiver.

 

Crépuscule de futaie

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Un coucher de soleil justifie parfois de garer son véhicule à l’entrée d’un chemin. C’était en route vers le marché d’hiver de Gentioux, un soir d’automne où la température ne dissuadait pas encore de sortir l’aquarelle au crépuscule.

En grosse béotienne du bois (ce sujet de prédilection du plateau), je n’identifie pas quelle essence compose la futaie, presque régulière, mais qui semblait peu profonde. On distinguait, derrière, les lampadaires d’un chemin privé. Et au loin, un horizon lui aussi de sapins, typiquement limousin.

J’ai compris en écoutant les émissions que radio Vassivière a consacré au bois -et en discutant un peu au bar- qu’il ne servait pas à grand chose de fustiger en bloc les plantations de douglas, qu’il y a façon et façon d’exploiter les résineux comme les feuillus, sur le plateau et ailleurs. La méthode industrielle s’y oppose à des alternatives inventives et futées, et comme souvent c’est plus complexe que cette éternelle traduction binaire. On n’a pas fini de couper ni de causer du bois.