Chou repoussé

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Enfermé six semaines dans le garde-manger de la grange, le chou vivait encore, et plus sûrement qu’au frigo.

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Entre la mairie et le four à pain municipal

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Rilhac-Treignac est un village de 119 habitants qui s’est fait une petite réputation en Corrèze et alentours depuis que le foyer rural et ses 90 bénévoles y organisent la Fête des fours : 2 jours de cuisson et de festivités, le deuxième week-end de septembre, autour des six fours à pain du village. Le lendemain du bal des omelettes (« comme son nom l’indique : on fait un bal et on mange des omelettes. Ben oui. »), trois bénévoles rangeaient les tentes et m’expliquaient l’histoire du foyer rural et son réveil grâce aux fours à pain. Surtout Philippe, éleveur, conseiller municipal et président du foyer, formé à la boulangerie par un professionnel et désormais passionné. Avant de repartir (avec une délicieuse tourte cuite l’avant-veille dans le four municipal), un petit coup d’oeil langoureux des limousines qui surveillent les Monédières (hors champ donc) depuis le champ derrière la mairie.

Une transparente et des béliers

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La transparente de Croncels est une variété ancienne de pommes, créée fin XIXème du côté de Troyes. Elle résiste bien au froid et fournit des fruits goûtus, très prisés pour les compotes, les jus et le cidre. Et elle peut être plantée jusqu’en avril, pour peu que la greffe n’ait pas encore fait trop de feuilles. On lui a tressé un enclos en noisetier pour éviter que les béliers du voisins ne s’y frottent.

 

Plombier de l’espace

Tous les premiers mai depuis deux ans que le Constance Social Club est en préfiguration (et en chantier) à Faux-la-montagne (23), on y fait ce qu’il nous plaît. Avec un barbecue, des ateliers, des surprises et des concerts.

Ce 1er mai donc, malgré un bon vieux temps creusois (pluie + fort vent + température à un chiffre), on s’est tassés, délassés et réjouis dans le « Jésus bar » de Constance (association tendance MJC éduc pop-punk à laquelle on peut adhérer gratuitement et faire des dons en nature, et qui sera prochainement au coeur d’un lieu associant ateliers d’artistes, résidence et bar qui change de nom à chaque fois).

Il y eut un petit groupe de collégiens qui reprenaient en basse-guitare-accordéon-batterie de bons vieux standards de vieux rock (vieux pour eux : Nirvana, Noir désir, Joan Jett and the Blackhearts, le misirlou de Dick Dale …), un chanteur à textes et à guitare qui fit un bel interlude, et puis un groupe à bidouille comme je les aime, en fait un duo de musiciens rassemblant leurs thérémines pour l’occasion : space plumber (nom du projet solo du monsieur barbu ci-dessous).

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Il en résulta de bons morceaux électro-dansants, à base de batterie, de game-boy (la base du projet), d’impros au(x) thérémine(s), de samples (quelle voix déjà?) et même un final avec le jeu « multisports » d’une vieille console de mon enfance. C’était non seulement agréable à entendre mais aussi idéal pour se secouer, ce qu’on fit. Et comme au CSC il y a un petit côté Do it yourself, space plumber confia un pistolet laser à un des jeunes du public pour une bataille musicale, puis les manettes du jeu (tennis en gros pixels sur petit écran noir et blanc) à deux autres, et à la fin un autre balladait sa main le long du thérémine du comparse, ce qui donnait presque l’impression que c’est facile de jouer de cet instrument électro-acoustique aux allures de planche à repasser (mais spaceplumber camoufle le sien sous une moumoute qui lui donne des airs de perche de preneur de son).

https://soundcloud.com/spaceplumber