Carpe du jour

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Coincée à Paris par des travaux à rendre, je cherche les couleurs de l’automne limousin dans la carpe du marché.

Une carpe d’élevage, mais Jérémie, un des poissonniers, me montre une photo d’un trophée autrement plus imposant, attrapé par ses soins à la ligne dans un étang.

« Mais c’est un peu fade, la carpe. Il faut la farcir, et là c’est bon. »

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Jeudi, c’est Ibeyi

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Vendredi dernier, une halte au Quai Branly. Un musée rempli de pièces magnifiques, détournées de leur fonction première pour être offertes à notre curiosité. Je pense au film Les statues meurent aussi, qui réveille la violence sous cet étalage, tandis qu’une famille black déambule joyeusement « Ah, ça y est, là ça vient du Congo! ». Deux blondinets d’une dizaine d’années, un peu paumés, pointent des similitudes « C’est l’Asie, là, non? ». Non, ce sont les pièces consacrées au Bénin et au Nigéria, berceaux, entre autres, du peuple Yoruba.

ibeyiLe Yoruba c’est aussi une langue, et une religion, que la traite négrière a fait essaimer jusqu’à Cuba.

Lisa-Kaïnde et Naomi, les jumelles d’Ibeyi, ont 19 ans et n’ont pas découvert les Yorubas au quai Branly. Elles sont de Paris mais aussi de La Havane, un pied ici, un pied à Cuba. Elles chantent en anglais, en français, et en yoruba. Attention, c’est entêtant.