Une transparente et des béliers – gravés

pommier et béliers La pousse de printemps a bien eu lieu : floraison de verts, bas côtés disparus sous un mètre d’herbages et de fleurs, jardins envahis, ron-ron des débroussailleuses et trafic de moutons. Les béliers du voisin sont arrivés à temps pour rendre le champ praticable avant l’arrivée des tiques (on espère, ça reste toujours à surveiller). Dans un premier temps ils délaissent les boutons d’or (les renoncules rampantes leur irritent les muqueuses, dit le Guide du promeneur dans la nature), l’oseille et les orties. Ils s’y mettront après avoir réglé son compte à l’herbe et au trèfle. La barrière autour de la transparente de Croncels continue de remplir son office, du moins tant qu’ils se cognent le front entre eux plutôt que contre les piquets. Et toujours sous le charme des bois gravés de Pavel Macek, je m’entraîne à la gravure à la gomme perdue (plus pratique que le carnet de croquis, on peut continuer à graver sous le crachin occasionnel).

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2 réflexions sur “Une transparente et des béliers – gravés

  1. isabelle juin 18, 2015 / 1:59

    Ah c’est beau…et ça me rappelle un livre de Bruno Heitz avec des gravures sur bois, « Histoire connue », une adaptation, sans la nommer, de « La chèvre de Monsieur Seguin ».
    Et c’est comment la gravure à la gomme perdue ?

    bises,
    isabelle

    • toujourslenon juin 18, 2015 / 2:42

      Merci (je rougis de la comparaison avec Bruno Heitz) ! La gravure à la gomme perdue (pompée sur le principe du « bois perdu ») consiste en : faire une première gravure sur une plaque de gomme, que tu encres ensuite avec une couleur claire, que tu imprimes en plein d’exemplaires. Reprendre ta plaque de gomme ainsi gravée, la re-graver pour laisser en volume des aplats + sombres, que tu encres donc ensuite avec une deuxième couleur, et que tu ré-imprimes sur ton premier tirage (en calant bien ! sinon effet bigleux assuré), etc etc selon le nombre de couleurs que tu fais. Pavel Macek en fait jusqu’à 10 ! sur ses bois gravé, à la fin, il ne reste parfois que quelques traits par-ci par-là, qui sont les noirs…
      C’est « à bois perdu » car tu ne peux pas revenir en arrière, donc il faut imprimer un max des premiers tirages pour avoir une chance d’avoir des gravures à la fois réussies et bien calées à la fin.

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