pourri d’ici et d’ailleurs

Le pourri d’ici, c’est prosaïque, c’est le compost habituel, que je contemple en réfléchissant aux fonctionnements collectifs et leurs risques de moisi quand l’équipe s’épuise et surtout s’amenuise (pas si pourri si on réagit, donc. On a décidé de s’y mettre, donc. ça fait qu’il faut s’y mettre, maintenant. ça fait donc du bien d’y réfléchir en dessinant du compost pas encore pourri).

Le pourri d’ailleurs, il y en a pas mal, mais je constate que les québecois en prennent pour leur grade depuis quelques temps, avec leur gouvernement qui a augmenté de 75% les droits de scolarité. Et qui vote désormais une loi spéciale (la loi 78) qui restreint la liberté de manifester (en faisant un truc un poil plus coercitif que ce à quoi on a droit ici, mais finalement assez proche). Et qui dans la foulée, emprisonne des centaines de manifestants hier.


(dessin de la couv de leur 2ème fanzine)

Bref les québecois l’ont vraiment mauvaise, je les comprend, et ils réagissent, ce qui est un bon réflexe anti-pourri. Et les auteurs de BD se donnent la peine d’expliquer ludiquement ce qui se passe, donc ça vaut la peine d’aller y voir.

(dessin de la couv de leur premier fanzine)

c’est là : http://hausse.aencre.org/

et là : http://aencre.org/blog/2012/depasser-la-ligne

et il y a aussi Julie Delporte qui tient son journal sur place.

Une solution de rechange

Enfin une bonne nouvelle aux infos!

La fin des andouillettes AAA pour l’Europe, on s’en fout. Le sommet de Durban et la fin des ressources naturelles aussi : on a enfin une solution de rechange à l’horizon.

Il semblerait que trois exoplanètes (exo ->hors de notre système solaire) puissent abriter des conditions permettant la vie biologique. Kepler 22 a été découverte récemment par la Nasa, elle a l’air pas mal et n’est qu’à 600 années lumières d’ici.
Je continue quand même à faire du compost, si tout le monde se tire il restera peut-être encore des coins peinards et pas trop radioactifs pour faire pousser des patates par ici.

Laisser pourrir et éviter de brûler

Hier soir, Nad parlait d’une manif à poil contre un projet d’incinérateur à Clermont-Ferrand (je ne sais pas si ce projet de manif est passé ou à venir, leur site n’est pas très à jour).
C’est la question de l’incinérateur qui me fait réagir. Disperser des tonnes de CO2 et de fumées toxiques en brûlant des matières qui pourraient être recyclées, ce n’est pas bien malin.

En fait, avant d’avoir écouté une certaine émission de radio (toujours écoutable là sur le site de France Cul),  les incinérateurs, ça ne me faisait ni chaud, ni froid. Mais depuis que j’ai entendu qu’on pouvait faire tellement mieux sans, j’en recause souvent.

Et comme par hasard sur le site des opposants à l’incinérateur, on peut lire le soutien de Dany Dietmann, qui explique si bien dans l’émission citée plus haut comment faire autre chose que des fumées toxiques à partir des « produits résiduels ».
Donc je republie sur la toile ces pages en papier du dernier C’est toujours ça, histoire qu’elles soient lues un peu + largement.

La suite est ici : http://grandpapier.org/lenon-61/c-est-toujours-ca?id_document=39165
Car c’est sur Grandpapier (et pas sur ce blog) que je republie des pages de CTC en papier, en vue de propager mes petites découvertes auprès d’un public mondial.

Ah, et le lien que je mentionne à la fin, pour les citadins qui veulent se faire un compost de balcon, la recette est sur le site des ensaders : http://ensaders.over-blog.com

Et que les fidèles lecteurs du CTC en papier qui n’ont pas encore reçu leur exemplaire 16 ne s’inquiètent pas, la distribution est en cours, elle commence toujours de la main à la main et se poursuit par voie postale.

salades

Grands dessins, petite expo (en taille de salle), mais qui n’en vaut pas moins le détour.

Les dessins au doigt de Noyau, c’est à Rennes, orangerie du Thabor, jusqu’au 29 mai 2011. Il y a d’autres expositions à voir, c’est dans le cadre du très bon festival Periscopages (www.periscopages.org)