Courge mystère

L’an dernier, il y avait eu, merveille, UN potimarron près du compost, après que j’aie planté 3 plants issus des graines d’un potimarron de Jean-Paul. Faible rentabilité mais bon goût. Cette année, les feuilles sont arrivées spontanément, et en guise de fruits, pas de potimarron mais un genre de courge. Laquelle ? il paraît que les courges s’hybrident très facilement entre elles, qui sait si nos restes de courgette n’ont pas frayé avec du bleu de Hongrie. Il paraît aussi que le résultat de ces hybridations est rarement intéressant au niveau gustatif. Il faudra goûter.

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Coq en cage

Une foire à Peyrat, ce lundi. Ente les stands de plantes et de vêtements, au milieu de la place, un étal de primeurs et un autre avec quatre cages de volailles vivantes. Le temps de croquer ce coq hollandspiel, le vendeur s’éclipse, car les caméras de France 3 débarquent et on se retrouve vite inclus dans leurs plans d’ambiance. J’en fais autant, malgré une discussion naissante avec un gars du coin qui réussit à préserver ses 8 poules des renards et des milans. Et qui a un coq « mi-nain, un peu plus gros que celui-ci. Je l’ai pesé, il fait un kilo quatre. Et il grimpe encore les poules, hein ».

Une cabane dans un virage

Route de Peyrat à Nedde, par Lénon

Plateau de Millevaches, entre Peyrat et Nedde.

En hors-champ sonore : des meuglements. Les vaches, dans le vallon sous la cabane,  espéraient en vain que la voiture garée là leur fournisse à manger. Une voiture de dessinatrice c’est déceptif pour les bovins ; mais un coup d’oeil à leur pâture suffit pour ne pas les plaindre : avec la météo de ces derniers jours, l’herbe est au top.

de belles salades

  • et avec ça ?
  • Je veux bien des poireaux…
  • On n’en a plus, désolé, tout est parti ce matin.
  • Ah, tant pis pour moi.
  • Elle est superbe, votre batavia. Bien pommée comme il faut. Vous l’avez trouvée où ?
  • Au stand de la Tournerie, là haut. La ferme collective.
  • Ah oui. Ils bossent bien. En plus avec l’humidité et la fraîcheur, c’est idéal pour les salades comme ça. Mais beau boulot.

Au marché de Limoges, d’un stand à l’autre et pour peu que le panier déborde, les producteurs se complimentent entre eux.

Chardonneret raide

C’est Lotte, la jeune voisine, qui me l’a montré. En effet, la veille j’avais bien entendu un oiseau se prendre la vitre en pleine face. Il gisait sur la terrasse, sous la fenêtre. Identifié post-mortem, c’était un chardonneret élégant (mais mort).

Alors on l’a mis sous les hêtres, histoire de l’ensevelir. Lotte aime enterrer les animaux morts, sauf les escargots qu’elle laisse parfois se dessécher par mégarde dans une boîte au soleil.

Jusqu’à présent je ne voyais pas l’intérêt de défigurer mes fenêtres avec des autocollants de rapaces. Là j’ai dessiné et découpé des silhouettes, collées le long d’un fil scotché sur la fenêtre. Je mets ça ici pour d’autres âmes sensibles qui n’auraient pas envie de truffer leur sous-sols de cadavres de mésanges ou de chardonnerets.

PS : le joli fond vert c’est l’ancien papier à lettre du centre d’art de Vassivière.