La croisière de l’art (souvenirs d’été)

D222 et soleil couchant

L’été dernier, sur l’invitation du Frac-Artothèque Nouvelle-Aquitaine, j’ai rejoint un petit groupe de limougeaud·es qui partaient en excursion sur la journée, visiter des expos et faire de l’art dans la campagne limousine.

Ce n’était pas vraiment le moment, et pourtant si. Engagée pour garder une trace de tout cela, je me suis retrouvée à faire ma chronique de cet été-là, qui fut si particulier. Cela donne finalement lieu à un livre, qui s’appelle Ralentir dans les virages, qui fut présenté en avant-première au Centre Social Vital (au Vigenal, sans qui rien de tout cela ne serait arrivé). Le livre paraîtra officiellement le 1er octobre aux éditions FLBLB.

Petite présentation ici, en attendant de le retrouver en librairies : https://www.flblb.com/catalogue/ralentir-dans-les-virages/

Chronique du quotidien / journal breton en bichro

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La revue de l’écoute / les carnets de Syntone s’intéresse en finesse et en profondeur à la création radiophonique sous toutes ses formes. ça se lit comme une revue qui a les oreilles grands ouvertes sur le monde.

Les reportages d’Inès Léraud dans la série « Journal breton« , diffusés sur France Culture, sont un portrait intime et collectif de la campagne bretonne et de l’agriculture contemporaine, donc aussi de tous les tiraillements qui traversent les humains qui s’y démènent.

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Dans La revue de l’écoute, j’ai entamé une rubrique pour traduire en images mes impressions d’auditrice de radio. Dans le numéro 16 récemment paru, je la consacre au journal breton, récemment clos. La revue est toujours en bichro, j’aime bien les nuances du quotidien en deux couleurs. Un bel article de Marion Dumand présente ensuite cette enquête radiophonique incontournable d’après moi. Lisez ! écoutez !

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Poisson rouge tout retourné

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En général je dessine les poissons quand ils sont morts ; le plus souvent depuis l’étal de la poissonnerie. Là, il y avait un poisson rouge dans le gîte loué à Angoulême, dans un grand vase où trempaient trois bambous. On l’avait remarqué au cours de la soirée, par un mouvement orange qui attire l’oeil, dans la cuisine. Au matin, bubulle nageait à la surface, ventre à l’air.

Il bougeait plutôt bien, mais semblait en proie à une sévère aérophagie. On a changé une partie de son eau. Le soir je l’ai dessiné dans sa position fétiche. Les propriétaires nous ont rassuré.e.s  : il fait souvent ça.

On lui a tout de même remis un peu d’eau fraîche avant de partir.